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- société
- jeudi février 12, 2009
· Sujet à vivre ·
Causerie à l’ambiance intime pour des propos délicats, lundi dernier au théâtre Périscope: le suicide. Qu’on soit tout de suite rassuré, j’adore la vie, peut-être trop même. C’est pourquoi j’étais présent, avec mon tit-carnet et l’expérience, comme plusieurs, de connaître une personne qui a tenté, ou réussit, un suicide, afin de rencontrer l’auteur et le remercier de son courageux travail.Alors résumons. L’auteur, Jonathan Harnois, toujours amoureux du Tibet, nous apprends qu’il est présentement en tournée dans les écoles de la province. Il prépare un nouveau roman et travaille également à l’adaptation de Je voudrais me déposer la tête, pour le cinéma.
Dominic Parisé, intervenant au Centre de Prévention du Suicide de Québec, le premier centre au Canada, nous a fait part de ses expériences variées sur ce “meurtre de soi”. Le meurtre le plus violent pour les proches car il est souvent sans réponse. Statistiques et étapes furent bien expliquées tout en se défendant de n’être pas un pro-vie.
“On peut voir ces gens comme des personnes aux facultés affaiblies, tout comme celles en état d’ébriété. On leur offre d’autres solutions pour éliminer leur souffrance.”
Marc Chabot, enseignant en philosophie, auteur et parolier, entre-autre, de Michel Séguin, mentionna que les cégépiens sont avides d’informations sur le sens de la vie.
“Ils ne veulent pas être protégés. Ils veulent se sentir prêts à affronter la vie et la mort car malheureusement notre société n’aborde pas ces propos.” Tout au long de la soirée, Mr Chabot cita des auteurs, dont ceux qui se sont suicidés, qu’il étudiât pendant deux ans. Une expérience de laquelle, il en sortit heureux et fier. Tout comme le public présent qui, après une timide mais touchante période de questions, s'empressa de recontrer les panélistes.
commentaire[s]
Denis, est-ce qu’on peut aimer trop la vie ? ; )
hum, bonne question. Sans doute que les bouquins des auteurs énoncés pourraient bien répondre. Vérifiez avec Kierkegaard, Diogène, Emil Cioran, Stig Dagerman, Spinoza… et autres puis donnez-moi des nouvelles svp.
Nietzsche ? «Je ne sais qu’une chose au monde, c’est que l’homme a besoin de ce qu’il y a de pire en lui pour parvenir à ce qu’il y a de meilleur».
c’est une réponse qui peut prendre toute une vie!!!!!!
merci pour les lectures. Je rajouterais bien humblement à M.Nietzsche: tant que l’homme ne met pas tout en actions de ce qu’il a de pire?